Nicéphore, Cahier de photographies, Webdoc sur Gustave le Gray, rue vivienne

Nicéphore, Cahier de photographies, Gustave le Gray, rue vivienneCopyright © Nicéphore

L’idée de faire une version animée de la revue Nicéphore est venue… d’Harry Potter. Eh, oui, aussi saugrenu que cela puisse paraitre, dans les films du personnage à lunettes quasiment aussi célèbre que Woody Allen ou Harold Lloyd, il est souvent question du Daily Prophet. Un journal magique dont les images s’animent, le contenu s’agite, bref s’émancipe du cadre dans lequel on a voulu le placer. Tout à trac, est-on même encore en droit de se demander si cela relève du seul domaine de la fiction, n’est-ce-pas la révolution que vivent ou que subissent tous les journaux et disons-le les médias d’aujourd’hui avec la nécessité de se réinventer en gérant la complexité du multiplate-forme, de la personnalisation, de l’enrichissement, de l’interactivité, du partage, de la prescription…
Eh bien, une réponse à cela ou plutôt une stratégie, il faut seulement regarder Harry Potter et utiliser 3WDOC :):)

Du moins, c’est ainsi que le « brief » Daily Prophet nous est parvenu de la bouche de Serge Plantureux, mentor du projet Nicephore, qui nous a confié la conception de ce livre à l’équipe 3WDOC.

A découvrir sur notre plate-forme ou sur le site de Nicéphore :

Le Gray is beautiful

Cette création rappelle, un peu comme pour le webdoc, que la photographie a ses débuts est une affaire de passionnés. Ainsi, retrouver ces portraits, après un sommeil de plus de 160 ans, est un plaisir qui se devait d’être partagé mais plus encore c’est la passion qui a guidé ces créations. C’est cette passion qui se devait d’être restituée.

C’est ce à quoi le revue Nicéphore s’emploie avec ce premier numéro et sa « déclinaison magique », c’est ainsi que Serge Plantureux a nommé la création forgée par 3WDOC, à l’aide d’un travail « archéologique », si l’on peut dire, sur chacune des photos. Travail archéologique qui a consisté en un récit documenté d’enquête, d’identification des modèles en passant par la recherche des témoins.

Sans ce travail en amont, une image, un webdoc peut certes être vu mais sans un contexte qui l’environne, elle devient vite du bruit additionné au bruit, un produit fade et sans origine, démultiplié à l’infini, donc immanquablement sans valeur.

On pourrait presque prétendre que la boucle est bouclée puisque cette création est une tentative de mettre la technologie réellement au service et au diapason de la culture, des auteurs, de l’histoire et de la photo, le principal en quelque sorte !

La revue Nicéphore, Cahier de photographies, consacré à Gustave le Gray, rue vivienne

L’atelier Nicéphore, rue Vivienne, Paris

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